Les Canadiens continuent d’accumuler les dettes, et ce déséquilibre fausse souvent leur perception des dépenses réelles. Résultat : difficile d’utiliser ses propres chiffres du passé pour bâtir un budget fiable. Alors, comment répartir ses revenus, quand les repères sont brouillés ?
Oubliez la chimère de la formule universelle. Mettre tout le monde dans le même moule budgétaire ne fonctionne pas : chacun a sa propre équation, forgée par son revenu, sa région, ses envies. Les priorités d’un couple vivant en plein centre urbain n’ont rien à voir avec celles d’une famille en périphérie, ou d’une personne seule dans une petite ville. Cette diversité n’est pas un problème, c’est la vraie vie : il vaut mieux façonner ses choix en tenant compte de ce que l’on vit vraiment au quotidien.
Le véritable exercice commence en affrontant sans détour ses habitudes de dépenses, mois après mois. Cela peut sembler fastidieux, mais le simple fait de tout noter, de suivre les sorties, d’ouvrir son relevé et de tout coucher noir sur blanc,tableur ou appli dédiée, à votre convenance,change le regard. Quand on met les dépenses bout à bout, les écarts sautent aux yeux. Il devient alors possible d’imaginer des ajustements concrets, catégorie par catégorie. Souvent, on découvre des marges d’économies dans des coins insoupçonnés.
Comparer ce que chacun dépense est tentant, parfois rassurant. Mais recopier à l’aveuglette le modèle d’un voisin ou d’une statistique peut brouiller encore plus les cartes. Cependant, certains repères aident à se situer. Des institutions financières proposent des fourchettes en pourcentage du revenu, qui offrent une base pour réfléchir.
Voici, pour illustrer, une répartition souvent citée des principales catégories de dépenses mensuelles :
- Épargne : 5 à 10 %
- Fonds d’urgence : 5 à 10 %
- Logement (loyer, hypothèque, taxes, assurance) : 25 à 35 %
- Nourriture : 5 à 15 %
- Services publics (électricité, chauffage, eau, téléphone) : 5 à 10 %
- Transport (voiture, transports collectifs, taxi) : 10 à 15 %
- Vêtements : 2 à 7 %
- Loisirs et éducation : 5 à 10 %
- Assurances santé (dentaire, optique, médicaments) : 5 à 10 %
- Remboursement des dettes : 5 à 10 %
Pour se donner une idée concrète : CAA-Québec estime à 10 500 $ par an, soit près de 875 $ par mois, le coût global de l’utilisation d’une voiture de taille moyenne. Du côté de Statistique Canada, la facture moyenne d’alimentation d’une famille de quatre frôle désormais les 11 000 $ annuels. Des chiffres qui installent un cadre, mais qui ne tiennent pas compte des réalités propres à chacun.
Si vous ressentez le besoin d’aller plus loin et de prendre la mesure réelle de vos habitudes, il existe des logiciels comme Budget Express qui proposent des versions d’essai gratuites pour tester votre gestion et visualiser, de façon personnalisée, où va votre argent.
Pour contrôler concrètement vos répartitions et piloter vos choix, Budget Express propose un tableau de bord interactif, visuel et accessible (cliquez pour agrandir) :
Tableau de bord Budget Express
Source d’inspiration : Comment déterminer la part du budget à allouer à chaque catégorie
DOMINIQUE LAMY Suivez-moi sur Twitter @domlamy


